Le Personal Branding de Karl Lagerfeld

Je viens tout juste de terminer le livre que Karl Lagerfeld a écrit avec le Dr Houdret, « Le meilleur des régimes« .

Non, je n’ai pas l’intention de maigrir, quoique… mais avant tout, j’étais curieuse de comprendre le message que voulait nous transmettre celui qui a remis au gout du jour le Dandysme il y a une quinzaine d’années et peut-être aussi pour mieux comprendre son sens de l’image personnelle.

Dès les premières pages, on comprend que ce livre fait partie de toute une démarche de communication personnelle, car il nous dit : « Un beau matin, en me réveillant, je n’ai plus été content de mon physique. », « Pour ma crédibilité professionnelle, c’est une bonne chose de pouvoir prouver que je suis capable d’apporter des transformations, non seulement sur mes créations, mais aussi à mon apparence personnelle. », « C’est dans un esprit tout à fait professionnel que je me suis dit : « Si tu veux continuer à faire ce que tu fais, il te faut un nouveau look. Les temps ont changé et tu as intérêt à changer, toi aussi, avant de devenir une mauvaise imitation de toi-même. » »

Mais qui est donc cet homme dont le nom est devenu indissociable de la maison Chanel ?

Karl Lagerfeld est couturier, photographe et éditeur d’origine allemande. Il s’est fait connaitre en tant que directeur artistique des collections haute couture, prêt-à-porter et accessoires de la maison Chanel à Paris, qu’il dirige depuis 1982. Et à laquelle il a redonné vie, car à l’époque, la maison souffre fortement de la disparition de sa mythique créatrice, Coco Chanel.

Il a aussi travaillé pour Pierre Balmain de 1955 à 1962. Pour Jean Patou, à partir de 1959. Pour Chloé pendant 20 ans et jusqu’en 1983, pour qui il crée le prêt-à-porter et les accessoires. Ainsi que pour la maison Italienne Fendi, à Rome, dont il a créé le logo. Connue principalement pour ses fourrures et ses sacs à mains, mais pas seulement. Car partout où Karl Lagerfeld passe, sa magie créative opère…

D’ailleurs, il reçoit ile prix international du Conseil des créateurs de mode américains en 1991. Et en 2002 le prix Geoffrey Beene.

Passionné de pub et de photo, il ouvre en 1998 la Lagerfeld Gallery, rue de Seine à Paris, vouée à la photographie, avec en sous-sol une collection dessinée par lui.

En 2004, il crée une collection saisonnière de prêt-à-porter pour H&M. Sachant que dans certaines boutiques, sa collection est vendue en quelques minutes.

Et puis en 2006, Karl Lagerfeld accepte pour la première fois de partager son quotidien dans un film réalisé par Rodolphe Marconi  « Lagerfeld Confidentiel ». En effet, à ce jour il n’y a aucune biographie autorisée de lui. Et les mémoires qu’il est susceptible d’avoir rédigé restent parfaitement secrètes. Trois ans de travail et plus de trois cents heures de tournage pour que le réalisateur dévoile à travers son regard le quotidien et l’intimité du créateur. Le film est d’ailleurs sélectionné au Festival International de Berlin.

Au fil de sa carrière, le styliste a également créé plusieurs costumes pour le monde du spectacle. Un opéra pour la Scala de Milan, un autre pour l’opéra de Florence et un ballets pour Monte-Carlo. Au cinéma, on lui doit les tenues extravagantes du film Talons aiguilles de Pedro Almodóvar et celles de Callas Forever de Franco Zeffirelli.

Et en 2007, Karl Lagerfeld signe une nouvelle ligne K par Karl. Une collection qui décline l’esprit Denim chic dans des allures urbaines.

Et puis en 2013, il a réalisé ce petit film « Once upon a time », ainsi que de nombreux films publicitaires. Décidément, sa créativité n’a aucune limite…

Comme vous le constatez, les activités de Karl Lagerfeld sont extrêmement diversifiées. A plus de 80 printemps, il ne tarit pas d’ingéniosité. Sa vivacité d’esprit est surprenante. Et là où d’autres ont choisi de prendre leur retraite, il nous montre que le génie, s’il est entretenu et nourrit, est inépuisable… Michel Ange a bien œuvré jusqu’à 88 ans 😉

En témoigne son site personnel : www.karl.com

©PascaleBaumeister – Tous droits de reproduction réservés. Première publication en 2012 (version enrichie).

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