Au-delà de la peur !

Presque tous les problèmes que nous rencontrons au cours de notre existence ont pris racine dans le domaine de la peur.

Nous vivons constamment dans une atmosphère de peur, nous avons des habitudes qui génèrent chez nous des peurs, des pensées qui nous font peur. Et nous ne nous en rendons pas vraiment compte, mais cela a des conséquences catastrophiques sur notre existence.

Nous avons peur des autres, peur de leurs opinions, peur de la pauvreté, peur de ne pas avoir de travail, peur de prendre des risques, peur de la douleur et de la maladie, peur des responsabilités, peur des êtres vivants et peur des objets, peur de la vie et peur de la mort.

Pire encore, nous avons peur de nous-mêmes. C’est ce qui explique notre éparpillement, ainsi que le fait que nous faisons davantage confiance à ce qui vient de l’extérieur, qu’à ce que nous pensons ou à ce que nous ressentons. Nous cherchons continuellement la validation des autres. Avons un désir perpétuel de changement et de fuite en avant. Principalement parce que nous n’osons pas nous pencher sur les peurs inconscientes qui dirigent nos vies.

La plupart du temps, la peur nous enchaîne à des situations que nous savons néfastes pour nous et nous empêche d’avoir le courage de réaliser ce qui nous tient à cœur. La plus grande partie des erreurs humaines sont provoquées par la peur.

Mais la peur n’habite jamais notre individualité, notre JE ou notre subconscient. Elle est l’apanage de notre écorce, de notre personnalité, notre MOI, de notre inconscient.

Chacun d’entre nous est visité par la peur, des plus grandes aux plus misérables. Et les peurs les plus intenses peuvent être le lot des plus puissants.

Il y a les gens frustes qui laissent voir leur peur et qui réussissent à s’en libérer. Et il y en a d’autres, plus raffinés, qui tiennent leur peur enfermée en eux-mêmes, qui la cache par orgueil. Chez ceux-là elle peut ravager l’inconscient, fausser les rouages du corps et les ressorts de leurs pensées jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’ils doivent anéantir la peur, la dépasser.

La peur est un foyer intense de suggestions négatives. Elle est à l’origine des épidémies et des guerres, car tout comme les individus qui ont peur, les nations et les collectivités qui ont peur.

La haine, la peur, la colère sont des émotions qui agissent directement sur nos centres nerveux et sur nos centres spirituels. Si leurs actions s’exercent en même temps sur plusieurs plexus, elles risquent de détraquer tout notre organisme.

Les accidents, les maladies, la vieillesse ne se produisent que parce qu’on les appréhende, alors que la mort ne devrait survenir que par l’épuisement total de nos ressources physiques, mais la vie est presque toujours abrégée par la Peur :

  • La peur de la maladie invite la maladie.
  • La peur des complications ouvre la porte aux complications.
  • La peur du danger fait naître le danger.
  • La peur de la pauvreté entraîne la pauvreté.
  • La peur de la mort appelle la mort.

Mais parfois, la peur peut être un outil précieux qui nous aide à aller au-delà de ce que nous pensions être possible. C’est même un de nos processus de survie, car lorsque nous ressentons la peur lorsque nous sommes confrontés à un danger, notre corps produit des hormones qui nous permettent de booster notre organisme :

Notre cœur bat plus vite, ce qui amène plus d’oxygène dans notre sang pour alimenter nos muscles et notre cerveau, afin de courir plus vite et de faire des choses que nous ne nous croyons pas capables de faire.

Vous avez certainement entendu ces histoires de personnes maigrichonnes qui ont soulevé une voiture de plusieurs tonnes après un accident pour libérer des gens qui étaient coincés dessous. Cette peur-là est saine, car elle est liée à notre instinct de survie. Ce sont les peurs qui sont ancrées en nous dans le long terme qui nous empoisonnent.

La seule issue pour retrouver du pouvoir sur notre existence, c’est d’avoir le courage de transformer la peur en confiance !

Tout le monde a peur et c’est normal. Bien souvent, elles nous ont été transmises de génération en génération. Mais elles n’est pas une fatalité.

Au cours de ma propre vie, j’ai été bien souvent confrontée à la peur. Il y a même des périodes où la peur m’empêchait littéralement de dormir, de réfléchir et d’agir.

Les pires moments que j’ai traversée ont été ceux durant lesquels la peur m’a vraiment prise à la gorge. Je me suis retrouvée seule à élever deux enfants, sans aucune aide financière de la part du papa et par manque de bol, j’ai eu un accident au même moment. Mes signes vitaux n’étaient pas atteints, mais une blessure à la jambe droite m’a clouée au lit pendant plusieurs mois.

En tant que consultante indépendante, je n’avais aucune aide sociale. Je devais même continuer à payer mes charges. Et là, j’ai commencé à avoir véritablement peur. Peur de ne pas m’en sortir, de ne pas pouvoir nourrir mes deux enfants, de ne pas m’en remettre physiquement, car je souffrais énormément.

J’ai commencé à me laisser envahir par elle et toute mon existence c’est arrêté. Pire encore, les choses se sont aggravées et j’ai enchaîné les difficultés :

Ma maison a été inondée, des gens s’en sont pris à ma voiture, car ils pensaient que c’était celle de ma voisine qui s’était présentée aux élections municipales et chaque semaine je la retrouvais avec les vitres cassées, les pneus crevés.

Quelqu’un a même déposé une plainte contre mon chien en disant qu’il avait attaqué le sien, alors que c’était l’inverse qui s’était passé. J’imagine qu’il a fait ça pour se protéger… Bref ! C’était vraiment la merde et comme je l’ai écrit, je n’en dormais plus la nuit.

Et puis un jour une personne m’a dit : “vous avez vraiment la poisse !”

Curieusement, cette réflexion m’a réveillée, car au fond de moi, je n’ai jamais cru que la malchance était due au hasard. (La lumière peut venir de n’importe où, en l’occurrence, cette fois-là, elle est sortie de la bouche d’un policier.) Alors, j’ai cherché à comprendre ce qui se passait en moi en réalité.

Jusque-là, je ne faisais que subir les choses, je ne prenais pas le temps de réfléchir à la situation. J’ai donc ressortie mes vieux cours de PNL (Programmation Neuro Linguistique) et je me suis arrêté sur celui qui concerne nos croyances.

N’ayant vraiment rien à perdre, je me suis engagée à reprendre ma vie en main et à transformer ma peur en confiance.

Finalement, cela ne m’a pas pris tant de temps que ça pour passer dans une autre “dimension”. Et très vite les choses ont pris un autre tournant.

J’ai trouvé un bon médecin, des amis m’ont prêté de l’argent, on m’a presque donné une voiture. J’ai recommencé à avoir des contrats et des professionnels m’ont contactée sans que je fasse quoi que ce soit. J’ai gagné mon procès pour récupérer la pension alimentaire. On m’a proposé un logement, moins cher, mieux isolé, mieux situé… et j’en passe.

Mais le plus amusant, c’est que j’ai été contactée par une éditrice qui m’a demandé d’écrire un livre sur la confiance en soi. Ce qui m’a permis de gagner de l’argent tout en travaillant de chez moi pour continuer à prendre soin de ma jambe qui n’était pas encore totalement remise et de mettre à profil toutes les épreuves que j’avais traversées.

Là, je me suis dit Whaouu !

J’ai vraiment pris conscience de la puissance de notre esprit. Je veux dire vraiment conscience. Pas comme une théorie. Pas comme un truc bien à savoir ou à faire.

J’ai vraiment compris que pour avoir un meilleur contrôle sur sa vie et sur les événements que nous traversons, nous devons apprendre à contrôler ce que nous pensons.

Chacun peut transformer sa peur en courage ou n’importe laquelle de ses croyances négatives. Même si le processus peut prendre un peu de temps, c’est le seul qui nous permet d’accéder réellement à la liberté.

Voici donc ce que j’ai appris, résumé en quelques étapes, sur ce qui nous permet de nous délivrer de la peur.

La première étape consiste à identifier nos peurs ; et ce n’est pas l’étape la plus simple, car certaines d’entre elles sont bien enfouies au fond de notre être.

Vous pouvez commencer par lister toutes les peurs qui vous paraissent évidentes et vous poser des questions à propos d’elles. Plus vous vous interrogerez sur elles et plus vous permettrez à vos peurs de faire surface.

Je vous préviens, ça n’est pas des plus agréable, mais c’est nécessaire, car on ne peut pas agir sur ce qu’on ne sait pas qu’on ne sait pas !

Dans cette tâche, vous pouvez vous faire aider par une tierce personne, car les gens qui vous entourent peuvent vous aider. Mais le véritable boulot, c’est vous qui devez le faire. Personne ne vous connaît mieux que vous-même. Faites-vous confiance !

Une fois listées, la deuxième étape consiste à regarder la relativité de nos peurs ; car bien souvent, celles-ci ne sont pas justifiées.

Même si elles ont pris racine dans un événement tragique, ce que vous vivez aujourd’hui n’a aucun rapport avec ce que vous avez vécu par le passé. Vous devez vous défaire de cette empreinte, sous peine de continuer à vivre dans le passé indéfiniment, car tout ce qui surgira à l’avenir risquera d’en être marqué.

Pour cela, vous devez vous poser des questions :

  • Que va-t-il concrètement se passer si ce que vous craignez arrive, effectivement ? (Voir l’aspect positif et l’aspect négatif de la situation).
  • Regardez tous les moments de votre vie où les obstacles que vous avez traversés vous ont finalement apporté quelque chose de précieux. Qu’en avez-vous appris ?
  • Que gagnez-vous dans vos craintes ? Quel bénéfice retirez-vous à rester bloqué par votre peur ? (Cette question, personne ne l’aime – pourtant, c’est bien souvent celle qui nous amène vers une autre perspective).

La troisième étape consiste à créer une affirmation qui nous permettra d’imprimer dans notre inconscient une autre possibilité que nous pouvons envisager.

Tout comme vous n’avez cessé d’affirmer mentalement vos peurs, de ressasser les éléments douloureux que vous avez vécus et toute la charge négative qui y est associée, vous devez affirmer l’inverse. Et cela, même si vous n’y croyez pas encore.

Usez d’imagination pour ancrer ces nouvelles croyances en vous. Dessinez vos projets, lisez des histoires inspirantes, collez des mots sur votre frigo ou sur le miroir de votre salle de bain. Peu importe ! Permettez à votre esprit de s’acclimater à de nouvelles perceptions. Et tenez le coup en mettant en place des routines, jusqu’à ce que les changements commencent à arriver.

  • Projetez-vous vers un monde de possible. Vers une nouvelle vision des choses.
  • Élevez votre niveau de gratitude pour ce que vous vivez, ce que vous avez.
  • Concentrez-vous sur ce qui marche et laissez tomber ce qui ne marche pas.

La Peur, comme toute autre caractéristique de l’esprit, a son opposé, qui est le Courage et la Confiance. Affirmez donc sans cesse en vous le Courage ou la Confiance et niez sans cesse la Peur.

Dès les premiers jours, vous obtiendrez des gains sur la Peur et chaque victoire préparera la victoire suivante, jusqu’à ce que vous soyez devenu une personne vraie qui est sans hésitation et sans peur.

Une fois que vous aurez entre les mains la Clé qui ouvre les portes de la confiance, vous saurez que nulle force, visible ou invisible, ne peut prévaloir contre vous dès que vous “réalisez” votre union avec le pouvoir de votre subconscient. Alors, aucune puissance, quelle qu’elle soit, n’aura d’emprise sur vous.

J’espère de tout cœur que cet article saura vous inspirer.

Pascale Baumeister – Tous droits de reproduction réservés

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